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Internet a créé le patient expert

Nous sommes tous experts, même les patients ! patient_expert

Internet rend l’information horizontale, c’est-à-dire accessible à tous et sans restrictions, ce qui change complètement la donne. Comme la montre a permis aux citoyens de ne plus être dépendants de l’heure sur l’église du village, comme Gutenberg a permis au plus grand nombre d’avoir des livres entre leurs mains et de ne plus dépendre des érudits, seules personnes jusque-là ayant accès à la connaissance,

Internet permet à tout un chacun d’avoir accès au savoir. Ce qui veut dire que même si nous n’avons pas fait l’université ou des hautes études, on peut trouver des informations très pointues et s’éduquer sur n’importe quel sujet.

Pour ce faire, Twitter est un outil FORMIDABLE ! On trouve de tout, sur n’importe quelle thématique, il suffit d’apprendre à utiliser l’outil avec ses 140 caractères, hashtags (mot-clés), abonnés et autres us et coutumes, mais une fois le mystère percé, c’est une mine d’or pour patients et professionnels de la santé. D’ailleurs, les patients on très vite compris comment l’utiliser à son plein potentiel, une quantité infinie d’informations précieuses est disponible pour le patient qui cherche à mieux comprendre sa maladie. Des informations émanant du vécu de la maladie ou le traitement, qui peuvent être tellement pointues entre patients-pairs que même les professionnels eux-mêmes n’en n’ont pas connaissance.

Elle est bien là la magie d’Internet : elle permet de créer des liens, des actions, des collaborations, des échanges et apporte soutien entre patients vivant la même maladie. Les ePatients ont compris l’importance de ce moyen de communication, et ils attendent que les professionnels de la santé s’y mettent aussi.

Cela veut dire que le patient n’est plus dépendant du spécialiste santé qui transmet les informations au compte-goutte, mais qu’il peut chercher lui-même les informations dont il a besoin; cela change complètement le paradigme du monde de la santé et surtout, le rapport entre soignant et soigné. D’ailleurs, la quantité d’informations disponibles est tellement énorme, qu’il est impossible pour une seule personne de tout lire et d’être à jour sur toutes les maladies, ce d’autant plus que la science évolue (heureusement!) très vite et que la littérature change rapidement.

Dans des situations aiguës comme le cancer, la rapidité de transmission de l’information peut faire toute la différence entre la vie et la mort ! Retrouvez ici l’intervention de Dave de Bronkart

Les patients s’organisent donc pour se transmettre ces informations au plus vite, en créant des tweet-chats et des hashtags (mots-clés) pour stimuler la conversation et les échanges. Un hashtag particulièrement intéressant #PatientInsights (qui veut dire connaissance-expérience du patient) fait son chemin dans la communauté patients et crée une ressource intéressante pour les patients cherchant des informations, sur la maladie, sur les traitements, mais aussi sur les effets secondaires, les astuces pour les éviter, etc. C’est un moyen formidable pour les patients de partager efficacement leurs savoirs expérientiels avec d’autres patients-pairs car celui qui vit la maladie ou le traitement est le mieux placé pour en parler. Les informations circulent donc plus rapidement et arrivent instantanément aux personnes qui en ont le plus besoin: la boucle est bouclée.

Les patients vivant avec une maladie chronique ont besoin de savoir, de mieux comprendre, de trouver des solutions à leur situation de maladie, là se trouve l’essence même de l’autonomisation que le patient a besoin pour devenir proactif et non plus seulement subir sa maladie. Informé il peut ainsi être acteur de sa situation et trouver des solutions avec les professionnels de la santé, une précieuse collaboration qui peut avoir lieu si les professionnels de la santé accueillent cette façon de faire comme constructive et non comme menaçante.

Le professionnel ne peut pas tout savoir sur le patient à moins de le suivre 24/7, pour bien faire son travail il a donc besoin que le patient l’informe sur sa situation de santé, son vécu et ses besoins.

Le patient ne peut pas et ne veut pas prendre la place du professionnel de la santé, il a trop besoin de son savoir académique or, le patient veut apporter de « l’eau au moulin » pour que toutes les pistes soient explorées.

Ensemble, patient et professionnel de la santé ont de plus grandes chances de trouver la solution, parce que nous sommes tous experts de quelque chose.

Source dessin : fiducie-audit-conseil.com

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Bluelinea – Programme européen de suivi des victimes d’un AVC

Participation au programme collaboratif européen STARR aux côtés de CEA TECH et Telefonica.

Bluelinea-logo-Bluelinea, opérateur d’objets et services connectés dédiés au maintien à domicile de personnes fragiles et dépendantes, annonce sa participation au programme collaboratif européen STARR dédié à l’accompagnement, à domicile, des survivants d’un accident vasculaire cérébrale (AVC).

Cette intégration au sein d’un consortium d’envergure internationale confirme la nouvelle dimension prise par Bluelinea au sein de la SilverTech et s’inscrit dans le prolongement du déploiement européen du Groupe. Une cause majeure de santé publique.

L’AVC est aujourd’hui la deuxième cause de mortalité dans le monde et la première cause d’invalidité grave à long terme.

On estime que le nombre de victimes en Europe pourrait passer de 1,0 million par an en 2000 à 1,5 million en 2025 en raison de l’accroissement et du vieillissement de la population.

Le coût total des conséquences des AVC est estimé à 65 milliards d’euros par an.

Un programme de recherche collaborative majeur a été lancé pour développer de nouvelles façons de soutenir l’autogestion par les survivants d’un AVC dans leurs maisons. Un consortium pluridisciplinaire à l’échelle européenne. Baptisé STARR1 (Système d’aide à la décision et d’autogestion pour les survivants d’AVC), ce nouveau programme ciblera les facteurs de risque de récidive d’AVC connus. En effet, on estime que 90% des récidives d’AVC sont évitables si les facteurs de risque sont gérés de façon appropriée.

Le consortium international, créé autour de CEA TECH, regroupe des partenaires académiques (FIZ Karlsruhe en Allemagne, Fondation Opale en France, Lund University en Suède, Osakidetza en Espagne, Stroke Association au Royaume-Uni, Université du Luxembourg, RTRK en Serbie) et privés (Bluelinea et Telefonica) de premier plan issus de 7 pays de l’Union européenne.

Bluelinea a été sélectionné pour son expertise dans l’accompagnement de personnes fragiles et dépendantes et la gestion de situations d’urgence. Bluelinea prend ainsi part à un projet d’envergure internationale, prouvant la pertinence et l’efficience d’associer objets connectés et accompagnement humain, pour apporter un véritable usage aux personnes fragiles et dépendantes.

Un programme collaboratif de 42 mois soutenu par l’Union Européenne.

Ce programme collaboratif a démarré au premier semestre 2016 pour une durée de 42 mois. Le budget global porté par les partenaires et soutenu par l’Union Européenne dans le cadre des programmes de recherche «Horizon 2020» s’élève à 4,5 millions d’euros. Bluelinea a prévu un investissement de 0,5 million d’euros couvert à hauteur de 45% par le fonds européen d’aide à l’innovation.

Une première présentation des travaux à l’e-HEALTH Conference 2016. STARR développera un système modulaire, abordable et facile à utiliser, qui informera les survivants d’un AVC de la relation entre leurs activités quotidiennes et leur risque d’avoir un nouvel accident vasculaire cérébral. Les résultats initiaux des travaux menés en France et en Espagne seront présentés à l’occasion du e-Health Research 2016 conference qui aura lieu à Paris les 11 et 12 octobre 2016.

Retrouvez toutes les informations relatives au programme collaboratif européen STARR sur le site Internet : www.starrproject.org

A propos de Bluelinea :  Opérateur d’objets connectés dédiés à la santé, Bluelinea a pour but de rendre possible, à grande échelle, le maintien et le soutien à domicile des personnes fragiles et dépendantes. Déjà plus de 16.000 personnes âgées sont suivies, nuit et jour, à leur domicile, notamment au travers du bouquet de services BlueHomeCare®, développé autour du bracelet d’autonomie BlueGard, de ses offres de téléassistance et de sa plateforme d’écoute dédiée 24h/24, 7j/7. En déployant des plateformes locales de coordination, Bluelinea, qui est à l’origine du concept d’«EHPAD à domicile», s’inscrit comme un nouveau type d’opérateur du domicile avec un triple objectif : protéger les personnes en perte d’autonomie, assister les soignants et accompagner les aidants. Cotée sur Alternext à Paris (ALBLU), Bluelinea est qualifiée « entreprise innovante » par Bpifrance. Les actions de la société sont éligibles au PEA-PME. Plus d’informations : bluelinea.com

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Diabète – La fin annoncée des piqures au bout du doigt

Un patch de graphène pour contrôler la glycémie. Ce dispositif expérimental utilisant la nanotechnologie pourrait prochainement se positionner comme une alternative sérieuse et non invasive aux actuelles mesures de la glycémie capillaire faites au bout des doigts.

Ce patch semi­-transparent est composé de graphène et d’or. Il est très flexible et se colle sur la peau. Son grand intérêt est qu’il mesure en continue la glycémie en mesurant le taux de sucre dans la sueur.

patch diabete

Patch de graphène au poignet mesurant la glycémie en temps réel (Hui Won Yun, Université Nationale de Séoul, Corée du Sud)

De plus, grâce à des microaiguilles sensibles à la température, il peut administrer à son porteur un médicament hypoglycémiant.

Pour ce faire, il contient différents mini-capteurs mesurant dans la sueur :

  • le taux de sucre,
  • le pH,
  • la température,
  • l’humidité.

Ce prototype a déjà fait l’objet d’une étude scientifique publiée en mars 2016 dans la revue « Nature Nanotechnology« . Dans cette étude, le prototype a été testé sur des rats diabétiques et deux humains non diabétiques. Le médicament utilisé était la Metformine. Les résultats sont encourageants, notamment la précision des valeurs de glycémies relevées. Toutefois, le système de micro-aguilles doit encore être amélioré et optimisé.

Les avantages du graphène

Les applications nanotechnologiques du graphène sont nombreuses. Le graphène est composé uniquement d’atomes de carbone répartis sur un feuillet dont l’épaisseur est celle d’un seul atome de carbone, ce qui en fait le matériau le plus fin au monde. De plus, il est 100 fois plus résistant que l’acier, très flexible, transparent et il est le meilleur conducteur connu.

Malgré ses caractéristiques physiques, le graphène a été jusqu’à présent très peu utilisé dans la détection de marqueurs biologiques.

Actuellement, une équipe de scientifiques internationaux dirigée par l’Université de Séoul (Corée du sud) cherche à exploiter son potentiel dans la détection de marqueurs biologiques. Pour ce faire, ces chercheurs ont ajouté à la production de graphène des particules d’or. Cet élément améliore l’activité électrochimique du graphène. Ainsi, les senseurs pour le pH, l’humidité et la température sont plus précis.

L’insuline n’a pas été utilisée dans ce prototype en raison de sa taille et sa sensibilité à la chaleur. En effet, l’insuline étant une protéine de grande taille, elle ne pouvait pas passer à travers les micro-aiguilles du patch. De plus, elle aurait été dégradée par les augmentations de température à la base de l’administration du médicament. Pour ces raisons, les chercheurs prévoient d’utiliser d’autres substances que l’insuline pour faire baisser la glycémie dans leurs prochains prototypes.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Les prochains objectifs pour ces chercheurs sont d’améliorer la stabilité et la précision des senseurs sur une longue période d’utilisation. Ils estiment qu’il faudra attendre au moins 5 ans avant que ce patch soit commercialisé.

Par la suite. il pourrait être envisagé d’intégrer ce patch au bracelet d’une montre afin de mesurer en continu la glycémie de son porteur.

montre patch

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Dr Delemar – Objets connectés : intérêts et risques

Objets connectés de santé : intérêts et risques, le point de vue d’un médecin

Nabaztag - Le premier des objets connectés Nabaztag, lapin en arménien lancé en 2005, fut l’un des premiers objets connectés à large diffusion. Il permettait de vous donner la météo, les dernières tendances boursières, ânonnait quelques mots, envoyait un mail lors de votre retour voire dispensait des cours de tai-chi avec ses oreilles. Et si l’accueil fut plutôt favorable de la part de la communauté geek de l’époque, le grand public ne comprit jamais vraiment l’intérêt d’un tel objet. Le succès commercial restant mitigé, sa fin a été annoncée fin 2015 avec l’arrêt des serveurs. Et pour cause, l’utilité intrinsèque de ce lapin connecté n’était pas tant de proposer un florilège de fonctions avancées mais d’annoncer selon les propres mots de son concepteur une ère nouvelle celle de l’internet des objets couplés au web communautaire alors qu’à ce moment, Facebook émergeait à peine et Instagram n’existait pas.

À l’époque la quasi intégralité de l’accès internet passait par des ordinateurs, le choix d’un lapin robot caricaturait ainsi le fait que dans un futur proche (et pour cause nous y sommes) l’accès internet ne passerait plus uniquement par des ordinateurs mais chaque objet pourrait accéder à la toile et y tirer une utilité : les frigos connectés, les machines à laver connectées, les jouets, les vêtements, et donc bien sur les objets de santé connectés.

L’objet de ce billet est de tenter d’apercevoir les usages possibles de tels objets et quels sont les acteurs concernés. Il n’est pas de rentrer dans le détail des fonctions de ces objets.

L’objet connecté de santé (OCS) peut prendre différentes formes mais la majorité apparaît sous forme de montres et autres bracelets pour d’évidentes raisons pratiques. Ainsi, surfant sur la tendance du corps connecté et du monitorage corporel une flopée de start-up a proposé sur le marché des moyens de mesure de la fréquence cardiaque, du pouls, de l’activité physique. Plébiscités par le grand public qui parvient à s’y retrouver avec ces donnés simples et facilement compréhensibles ce sont ces types d’objets qui font le plus parler d’eux dans la presse papier et sur le web.

Et pourtant ce sont probablement ces types d’applications qui demeurent les moins utiles. Car d’un point de vue médical, le monitorage, permanent et anxiogène, de paramètres aussi peu spécifiques que la fréquence cardiaque ou le pouls demeure très discutable.

On en arrive au deuxième usage, moins connu, mais en pleine expansion c’est l’utilisation d’objets connectés de santé par le médecin pour son patient pour répondre à une problématique médicale correctement posée et dans la finalité de proposer une réponse thérapeutique efficace. Ainsi le monitorage permanent et sans raison de la fréquence cardiaque n’aura d’autre utilité que d’alimenter un auto-centrage quasi narcissique mais totalement stérile. En revanche le monitorage d’une fréquence cardiaque par exemple après la mise en place récente d’un traitement pouvant affecter le pouls et la tension (exemple : bêtabloquant) paraît utile dans une prise en charge médicale globale (si problème adaptation de la dose). De même la glycémie des patients diabétiques envoyée au médecin traitant semble intéressante.

Intéressantes aussi, les avancés en santé publique par la collecte de données de masse permettant des études épidémiologiques précises pour avancer dans la médecine prédictive.

Enfin, face aux traitements toujours plus personnalisés, l’assistance d’une machine connectée au monde médical trouvera surement son utilité, notamment dans les hospitalisations à domicile.

Une fois l’enthousiasme initial passé, la rationalisation des usages professionnels se fera elle même tandis que les gadgets marketing disparaitront d’eux même remplacés par d’autres… Mais il me semble indiscutable que les objets connectés ne sont pas prêts de disparaitre et ce pour au moins deux raisons.

  • La première évidente, c’est la croissance globale du numérique et de l’internet des objets qui intéresse bien sur le monde protégé mais au demeurant rentable de la santé.
  • La seconde raison est la tendance forte des patients à s’investir dans leur prise en charge. Stimulés par internet qui vulgarise (pas toujours à bon escient) l’information médicale, la relation paternaliste patient- médecin disparaît progressivement pour laisser place à un partenariat patient/médecin où l’objet connecté vecteur d’échange trouvera toute sa place dans un marché mature.

A ce stade de la réflexion, il ne semble apparaitre aucune ombre à ce tableau idyllique et on pourrait croire que ces fameux OCS ne présentent aucun risque pour le patient. Ce n’est bien sûr pas le cas. Et ces menaces sont aussi paradoxalement, les raisons du succès des objets connectés.

objets connecteés de santé : intérêt vs risques

Il existe trois risques majeurs, reliés entre eux :

  • la sécurisation des données de santé,
  • le détournement d’usage

et enfin

  • les modifications sociétales délétères.

Ainsi la sécurisation du stockage de ces données collectées par les OCS apparait la priorité absolue aux yeux des patients et des pouvoirs publics. Et c’est bien sûr parfaitement justifié. Pourtant je passerai rapidement sur ce point qui se résume à une question de confiance et d’évolution technologique.

Le développement du big data se fait de pair avec l’innovation et la maturation des solutions de sécurité informatique. De parfaitement acceptée par la majorité des consommateurs y compris les risques de piratages. Le caractère sensible et personnel des données de santé engendrera probablement un temps d’acceptation plus long de la part du nouveau patient 2.0 mais il me semble difficile de prédire un stoppage du stockage des données de santé du seul fait du caractère sensible de ces données. Le risque zéro n’existe pas mais on peut le réduire au minimum, suffisamment pour acquérir la confiance du consommateur patient et proposer un système à très faible probabilité de vulnérabilité.

Partant du postulat que le big data santé existe déjà et ne fera que croître, il convient de souligner le risque de détournement de ces données. Des attaques informatiques auront lieu et la vente frauduleuse de ces données sensibles se produira sans aucun doute. Néanmoins on peut imaginer qu’à l’échelle individuelle, le risque demeurera tolérable et surtout que le bénéfice apporté par le big data santé sera supérieur au risque de hacking donc là encore je pense que le patient acceptera ce risque. Dernier point, le risque de piratage de données est une menace bien définie, clairement établie et contre laquelle l’ensemble des acteurs approuve la lutte : ce n’est pas le cas de la dernière menace sur laquelle je vais insister.

A qui profitent ces données ?

  • Au patient pour améliorer sa santé ? Sans doute.
  • Au médecin pour optimiser la prise en charge ? Certainement.
  • A qui d’autre encore ? Et bien aux assurances, mutuelles et autres sociétés à qui nous fournirons nos données de santé. Et c’est là que le bât blesse.

Les Apple-Watch, bracelets connectés et autres vêtements de santé vont surtout collecter et fournir une masse de données confidentielles à des acteurs tiers et dont le patient maitrisera de façon très incomplète la diffusion. Voyez comment nos données sur les réseaux sociaux sont utilisées. Il devient difficile de décrypter les lignes des contrats de centaines de pages sur les conditions d’utilisation. Et il ne s’agit que de quelques photos, imaginez pour votre dossier médical.

L’utilisation de ces données est très large et rejoint celle du big data en général, la finalité étant pour partie au moins une utilisation commerciale (sous couvert de prévention santé). Mais une autre utilisation se développe dans le monde des assurances : prévus au départ pour la prévention et la promotion d’une bonne hygiène de vie ces objets mouchards vous donnent le droit à des réductions sur le tarif de base de votre assurance santé. Des bonus sont ajoutés si vous respectez une liste de consignes établies par votre assurance (voir OSCAR).

C’est là que le piège se referme. On connaît le caractère indispensable des mutuelles pour faire face aux coûts croissants des soins modernes mais surtout pour compenser le désengagement progressif des assurances publiques plombées par les cures d’austérités budgétaires. Devenues indispensables et puissantes les mutuelles  seront tentées d’inverser la démarche d’utilisation des objets connectés : ainsi la firme pourrait vous imposer le port du bracelet pour bénéficier d’une couverture d’assurance ou encore refuser de rembourser un soin si vous n’avez pas accepté telle injonction de la part de l’assurance. L’étape suivante sera un monitorage permanent de la vie quotidienne avec sous couvert d’une vie saine (définition là encore sujette à discussion et subjective) un risque grave d’atteinte aux libertés individuelles les plus élémentaires : l’utilisation de son libre arbitre.

Dernier point, les fameux GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), adoubés de leurs liquidités quasi illimitées montrent clairement leur appétit pour l’écosystème de la santé : et si les régulations actuelles les empêchent de pénétrer entièrement ce marché les petites portes enfoncées se multiplient que ce soit à travers l’hébergement de sites de conseils médicaux, de mise en relation de médecins et bien sûr de stockage de données de santé.

La tendance disruptive à uberiser la santé va accentuer l’influence de ces GAFA et il est probable que dans un avenir proche Google et autre Apple se substitueront à votre bonne vieille assurance ; Ce jour là espérons que les garde-fous réglementaires seront suffisants pour ne pas subir une vision uniquement commerciale de la santé.

Lecture recommandé : rapport de la CNIL 2014 sur le corps connecté, très complet https://www.cnil.fr/sites/default/files/typo/document/CNIL_CAHIERS_IP2_WEB.pdf

Pour ne rien manquer des publications du Dr Alexis Delemar : http://medixoproject.wixsite.com/medixo

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Des récompenses pour Meyko, l’ami des enfants asthmatiques

L’Europe compte à elle seule 30 millions de personnes atteintes d’asthme dont quatre millions en France. 15.000 personnes en meurent chaque année en Europe dont 1500 en France.

Le réseau mondial de l’asthme (Global asthma network, GAN) estime que 334 millions de personnes en souffrent contre 235 millions recensés en 2002-2003 par l’OMS. (cf article France Télévisions)

L’asthme touche près de 10% des enfants en France et dans le monde.

Cette pathologie est responsable à elle seule de 600 000 journées d’hospitalisation par an en France et génère un coût de plusieurs milliards d’euros dans les pays développés. C’est la maladie chronique la plus courante chez l’enfant et sa prévalence ne cesse d’augmenter 

meyko pour les enfants asthmatiques

Meyko accompagne les enfants asthmatiques pour améliorer l’adhésion au traitement de fond. C’est un objet ludique et interactif qui vise à instaurer une routine et motiver l’enfant pour éviter les défauts de traitement qui pourraient conduire à une crise. En adoptant le petit animal, l’enfant est rassuré au quotidien.

Meyko c’est aussi une application mobile destinée aux parents. Elle permet le suivi du traitement et la prévention des risques de crise.

Cela fait maintenant près de 6 mois que nous développons la solution Noa*, rebaptisée Meyko, à plein temps, suite à une formation dans les objets connectés effectuée à Nantes.  Nous avions fait le constat que les enfants ne disposent malheureusement que de très peu d’outils visant à les motiver dans leur prise de traitement et ce, quelle que soit la pathologie.

En ce qui concerne l’asthme, notre coeur de cible à ce stade de développement du projet, les besoins sont d’autant plus fort.

En effet, 50% du traitement de fond de l’asthme n’est pas correctement suivi.

De plus, les rares outils existant ne sont pas toujours adaptés à un jeune patient. Nous développons donc ce projet avec la volonté d’améliorer le quotidien des jeunes patients chroniques.

Nous amorçons la phase de production du prototype afin de réaliser des tests-utilisateurs rigoureux qui pourront nous mener à l’amélioration de la solution. Il est important pour nous de garder un lien permanent avec tous les acteurs du quotidien de l’enfant et de les consulter durant toutes les phases. Il s’agit notamment de soumettre notre concept aux professionnels de santé afin de s’assurer de la qualité et du sérieux du projet.

C’est dans cette optique de diffusion que nous avons récemment participé aux Trophées de la e-santé 2016 organisés par l’Université de la e-santé qui s’est déroulée à Castres début juillet. Notre projet, finaliste de la catégorie Étudiants, a remporté le Prix Coup de Coeur du JuryCe prix nous permet d’être accompagnées par Sovinty, un acteur sérieux dans l’innovation en santé.

Au delà du prix, l’événement nous a permis de rencontrer d’éventuels futurs partenaires et de connaître les dernières innovations en matière de e-santé. C’est une reconnaissance qui nous motive encore davantage à redoubler d’effort pour arriver à la mise sur le marché de notre compagnon connecté.

Notre prochaine étape : participer à la French IoT Academy.

Nous sommes en effet lauréats du concours French IoT organisé par La Poste. Nous faisons donc partie des les 16 startups lauréates qui partiront au #CES 2017 à Las Vegas en janvier.

Meyko a donc encore de beaux jours devant lui ! 

Meyko ces las vegas* Comme Noa est unique, il a changé de nom et est devenu Meyko ! Afin de protéger ce beau projet il était indispensable que notre petit compagnon ait une nouvelle identité.

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Des soutiens de poids pour Ambucare Healthcare

Afin d’accompagner le développement de sa deuxième génération de plateforme de suivi de patient, AMBUCARE-Healthcare qui se positionne comme acteur de l’éducation thérapeutique a reçu le soutien officiel de la Banque Publique d’Investissement à hauteur de 150k €.

Nous rentrons également en accompagnement « Cellcomp » auprès du pôle de compétitivité Eurobiomed en partenariat avec le Cabinet Ernst & Young pour une première levée de fonds afin d’assurer notre développement à l’international.

Nous tenons à remercier tout particulièrement notre partenaire Eurobiomed qui nous accompagne depuis plus d’un an dans notre processus de croissance et lui renouvelons toute notre confiance.

Ambucare Healthcare

« Ambucare healthcare (FDPSYSTEMS), acteur de la e-santé, allie l’expertise médicale et la modélisation logicielle des processus métiers de son équipe de développement.

Forte de l’expérience de ses premiers déploiements, elle intègre, grâce à des solutions innovantes logicielles et matérielles connectées autour du patient, le parcours de celui-ci hors les murs de l’hôpital, quel que soit le contexte (chirurgical, maladies chroniques, éducation thérapeutique). »

Note de la Rédaction : nous vous avons déjà parlé d’Ambucare Healthcare dans nos colonnes. La plateforme Ambucare Healthcare prend en charge tout un panel de pathologies avant et après l’étape thérapeutique comme la chirurgie ambulatoire, la réhabilitation précoce post-chirurgicale, l’oncologie ambulatoire et les maladies chroniques.

http://www.theconnectedmag.fr/ambucare-patients/

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30 000€ à gagner pour vous implanter à Castres-Mazamet !

Nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises de l’Université d’été de la esanté. Il faut dire que l’événement, qui fêtait cette année ses 10 ans, séduit chaque année un peu plus. Avec des conférences de haut niveau, mais aussi pour son ambiance de début d’été propice aux échanges de qualité entre professionnels du monde entier réunis sur l’événement. Cette année encore Castres-Mazamet va plus loin en récompensant un projet esanté avec son Grand Prix d’Implantation 2016. Une belle opportunité pour les startups du secteur !

Technopole de castres mazamet

Un territoire d’expérimentation à la pointe

Nous en parlions avec Hervé Pingaud de l’école d’ingénieur ISIS, spécialisée dans l’innovation en santé : le territoire tarnais est tourné vers l’avenir de la médecine et de l’hôpital. A travers cette école d’ingénieurs et son lab connecté mais aussi via d’autres acteurs comme les laboratoires Pierre Fabre ou le géant industriel Thales.

Le technopole de Castres-Mazamet mise beaucoup sur la complémentarité de ces acteurs publics et privés pour faire de son territoire une référence nationale (et européenne). Une vraie belle opération de séduction pour tous les innovateurs de la santé de demain.

Mais en communication rien ne vaut la preuve, le Grand Prix d’Implantation est là pour ça.

Avec le concours de différents acteurs locaux, le technopole souhaite attirer des startups de haut niveau pour qu’elles s’implantent dans le bassin castrais. Il faut dire que les avantages promis au vainqueur ont de quoi donner envie de participer. Jugez plutôt.

Le candidat lauréat recevra un prix numéraire, des dotations en nature et un accompagnement privilégié par une équipe d’experts pluridisciplinaires :

  • Une dotation financière de 30 000€
  • Un an de mise à disposition gratuite de locaux au sein de la pépinière d’entreprises L’Arobase, gérée par la Communauté d’Agglomération de Castres-Mazamet et animée par la Technopole, et des services et infrastructure mutualisés.
  • Un accompagnement personnalisé du projet
  • Un accès à une infrastructure de type living lab, le Connected Health Lab – un véritable laboratoire des usages dans le domaine de la e-santé
  • Un accès privilégié à l’équipe d’enseignants chercheurs de l’Ecole d’Ingénieurs ISIS (Informatiques et Systèmes d’Information pour la Santé), la seule école exclusivement dédiée à la e-santé en France,
  • Un accompagnement à forte valeur ajoutée du projet par une équipe d’experts interdisciplinaires mis à disposition par le Cercle e-santé

Pour vous convaincre de rejoindre les startups esanté de la région, Castres­Mazamet a mis les moyens avec une vidéo qui devrait donner envie au plus citadin de changer de vie.

Pour déposer votre candidature la date limite est fixée au 30 septembre. Cela vous laisse tout juste le temps de peaufiner votre dossier !

Toutes les informations et inscription ici : http://www.universite-esante.com/

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Un contrat majeur pour Visiomed aux Etats-Unis

Contrat majeur de distribution aux Etats-Unis entre BewellConnect(R) et Henry Schein Medpod

VISIOMED GROUP (FR0011067669 – ALVMG), société française spécialisée dans l’électronique médicale nouvelle génération, est fière d’annoncer la signature d’un contrat majeur de distribution sur le sol américain avec Henry Schein Medpod, filiale du puissant groupe américain Henry Schein, leader de la distribution de matériel médical aux professionnels de santé aux États-Unis et présent dans plus de 30 pays.

Medpod Bewell Connect

Le contrat porte sur les produits de la gamme BewellConnect®, dispositifs médicaux connectés enregistrés par la FDA, et les services BewellCheck-up® et MyDoc® qui feront partie des offres révolutionnaires de télémédecine augmentée développées par Henry Schein Medpod et commercialisées auprès des médecins et des plus prestigieuses compagnies d’assurance.

Henry Schein, Inc., une entreprise FORTUNE 500® membre du S&P 500® et du NASDAQ 100®, est le plus grand distributeur mondial de produits et prestataire de services spécialisés à l’usage des professionnels de la santé exerçant en cabinet (médecins, dentistes et vétérinaires).

La société est l’une des « entreprises les plus admirées au monde » selon le magazine FORTUNE et est classée en tête de la liste FORTUNE pour le secteur « Grossistes : santé ». Henry Schein figure également sur la liste Ethisphere des sociétés les plus éthiques au monde, ainsi que sur la liste FORBES des meilleurs employeurs aux États-Unis 2015. Henry Schein emploie plus de 19.000 collaborateurs et compte plus de 1 million de clients. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 10,6 milliards de dollars en 2015.

Une nouvelle offre révolutionnaire de télémédecine vers la médecine augmentée

Henry Schein Medpod développe la seule solution révolutionnaire de médecine augmentée à destination des professionnels de santé. Cette solution s’appuie sur les réseaux américains de plus de 900.000 médecins avec comme objectif de leur apporter une solution complète de gestion de leur cabinet médical, disponible en 126 langues, incluant les outils de suivi à distance des patients souffrant de pathologies chroniques et un module intégré de téléconsultation en visioconférence.

Le contrat prévoit que l’ensemble de la gamme de dispositifs médicaux de BewellConnect®, actuels et futurs, ainsi que les services BewellCheck-up® et MyDoc® feront partie intégrante de l’offre de Henry Schein Medpod pour la gestion et le suivi des patients à distance par leurs médecins (« Remote Patient Monitoring »). Les dispositifs médicaux BewellConnect® seront prescrits sous forme de kits spécialisés dans le suivi de pathologies chroniques (insuffisance cardiaque, diabète, insuffisance respiratoire, obésité, etc.) et seront totalement ou partiellement pris en charge par le système de santé américain, incluant les plus prestigieuses compagnies d’assurance santé.

Les kits dédiés au suivi des pathologies chroniques embarqueront une tablette ou un smartphone pour la communication vidéo et/ou visioconférence avec le médecin, l’objectif étant d’intégrer les produits de Huawei dans le cadre du partenariat commercial mondial signé récemment avec Visiomed Group.

La solution de Henry Schein Medpod va être commercialisée auprès des professionnels de santé américains par la force de vente de Henry Schein composée de plus de 1.000 vendeurs. Cette offre commerciale globale et révolutionnaire BewellConnect® intégrée dans la solution Henry Schein Medpod leur a déjà été présentée et avait remporté un franc succès lors de la convention nationale Henry Schein en mars dernier à Dallas, puis également les 16 et 17 mai derniers au show international annuel de l’ATA (« American Telemedecine Association ») à Minneapolis.

Des offres disruptives et innovantes à destination de plus de 100 millions de personnes

L’accord signé le 21 juin prévoit, dès à présent et pour les 12 prochains mois, la réalisation avec plusieurs des plus grandes compagnies d’assurance santé américaines couvrant plus de 100 millions de personnes, un déploiement pilote sur un minimum de 10.000 puis 150.000 patients qui seront équipés chacun d’un minimum de trois dispositifs de la gamme BewellConnect® et des services BewellCheck-up® et MyDoc®.

Chaque patient se verra remettre, suivant sa pathologie, un dispositif Medpod / MyHealthBox® intégrant :

  • Au-moins 3 dispositifs médicaux connectés de la gamme BewellConnect® choisis entre MyECG®, MyGluco®, MyOxy®, MyScale®, MyTensio® et MyThermo® ;
  • 1 abonnement à BewellCheck-up®, le Médecin Virtuel ;
  • 1 accès via MyDoc® aux médecins du réseau Medpod.

L’ambition des deux partenaires, associés aux plus grandes compagnies d’assurances, est de devenir un acteur significatif d’un marché adressable estimé à 3,2 milliards de dollars et de déployer ces offres révolutionnaires de suivi à distance sur les 20% d’américains adultes qui souffrent d’au moins deux maladies chroniques[1].

Ce partenariat est signé à un moment où le suivi des patients à distance et le suivi de maladies chroniques sont des enjeux majeurs pour le système de santé américain. Ainsi, les solutions comme celle de Henry Schein Medpod, qui permettent une diminution des dépenses de santé et une meilleure prise en charge de leur santé par les individus, sont plébiscitées. Les dépenses de santé représentent 17,1% du PIB aux Etats-Unis contre 10,4% dans la zone euro[2].

ACTUS-0-768-visiomedÀ propos de VISIOMED GROUP
Fondé en 2007 par Eric Sebban, VISIOMED GROUP est une société spécialisée dans l’électronique médicale nouvelle génération. Le laboratoire développe et commercialise des produits de santé innovants dans les domaines porteurs de l’autodiagnostic à usage médical et du bien-être. VISIOMED est notamment l’inventeur du ThermoFlash®, 1er thermomètre médical à infrarouge sans contact.

Les produits VISIOMED intègrent innovation, technologie et design pour apporter des solutions de prévention et de traitement non médicamenteuses centrées sur la simplicité, le confort et le bien-être des utilisateurs.

En 2014, VISIOMED GROUP a annoncé le lancement de sa gamme de produits connectés de santé « BewellConnect® », devenant ainsi le 1er laboratoire d’électronique médicale à pénétrer le marché à très fort potentiel de l’Internet des objets (IoT).

Basé à Paris, VISIOMED GROUP s’appuie sur une équipe de 105 collaborateurs intégrant des forces de ventes dédiées à la commercialisation en pharmacie (OTC), auprès des professionnels de santé (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite) et, depuis fin 2010, dans la Grande Distribution. En 2015, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 10 M€. VISIOMED GROUP est qualifié « Entreprise Innovante » par Bpifrance.

VISIOMED GROUP s’est classé 2ème du palmarès national à l’occasion de l’édition 2014 du Deloitte In Extenso Technology Fast 50 et 2ème en Europe du secteur Santé/Biotech/Pharma du Deloitte Technology Fast 500. En 2016, VISIOMED GROUP a remporté les ScaleUp Awards organisés par KPMG et CroissancePlus et s’est classé 1ère société du secteur Santé au classement FW500 (FrenchWeb).

Plus d’informations sur www.visiomed-lab.com.

[1] Source Frost & Sullivan – US Remote Patient Monitoring Market – Nov. 2015

[2] Source : Banque Mondiale

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Des jeux pour garder la forme

En 2010 la France comptait 14,3 millions de personnes de plus de 60 ans, soit 22,6% de la population. La projection pour 2050 est de 22,3 millions de personnes soit 31,9% de la population.

Alors que l’on s’intéressait auparavant à l’espérance de vie globale et se félicitait qu’elle soit en France de 81,5 ans; beaucoup raisonnent aujourd’hui en terme d’espérance de vie sans incapacité.

De ce point de vue, nous sommes largement moins bons puisque l’espérance de vie sans incapacité d’un Français n’est que de 62 ans. Ce sont 18 % des plus de 60 ans et 63% des plus de 80 ans qui ont des limitations physiques importantes (Insee 2008 enquête handicap santé). Ainsi la durée potentielle de vie avec incapacité est en France de 19,5 ans (INSEE, 2013). Pour exemple, en Suède, la durée de vie avec incapacité n’est que de 8 ans.

Il existe donc une grande marge de progression !

Dans cette logique de prévention de la perte d’autonomie, Naturalpad, une start-up montpelliéraine, créée par 4 jeunes Docteurs en Informatique, Robotique et Sciences du Mouvement Humain et un infographiste expérimenté, développe la plateforme de jeux Medimoov.

MediMoov logo jeux seniorsCette solution innovante de jeux vidéo pour la rééducation fonctionnelle et le maintien de l’autonomie des seniors a été mise au point en partenariat avec le CHRU de Montpellier et le CHU de Nîmes.

Ces jeux sont basés sur la qualité de la capture du mouvement, en s’appuyant sur l’usage de la Kinect.

Chaque jeu est conçu avec des thérapeutes spécialistes de la pathologie à prévenir.

Medimoov s’adapte aux capacités physiques et cognitives de chacun. Le thérapeute va pouvoir prendre la main sur le jeu pour que les niveaux soient conçus en fonction des objectifs de rééducation.

Le coté ludique est primordial puisque il permet à la personne d’adhérer à sa rééducation. La pérennité de l’aspect ludique est garantie par des mises à jour régulières en terme d’univers graphiques.


Reconnue dispositif médical, MediMoov permet de réaliser des bilans et de suivre la prise en charge des seniors “gamers”.

Il est aussi validé cliniquement : un essai randomisé contrôlé a montré qu’un programme de rééducation de 2 mois (3 séances de 15 minutes par semaine) permet d’améliorer l’autonomie fonctionnelle de personnes âgées (vitesse de marche, force des membres inférieurs et équilibre statique).

Aujourd’hui, nous lançons une étude pour étudier l’influence d’une prise en charge par MediMoov sur le GIR de personnes âgées institutionnalisées.

Nous pensons qu’un usage régulier permet de stabiliser voire d’améliorer la perte d’autonomie et que le résultat peut concrètement se traduire dans la grille AGGIR d’évaluation par les Départements de l’autonomie.

Nous recherchons des EHPAD pour prendre part à cette étude et permettre par un nombre de cas élevés de références, de valider l’impact de notre solution sur le GIR.

Cette participation se traduira par une offre particulière sur MediMoov et un appui à sa mise en place tout au long de l’étude.

Vous êtes intéressés ? Contactez NaturalPad à contact@naturalpad.fr avant le 15 Septembre 2016.

reverse challence 4 juillet Nice

Note de la Rédaction : NaturalPad a remporté le Reverse Challenge organisé par M Capital Partners le 4 juillet à Nice.

Retrouvez toute l’actu de NaturalPad sur les réseaux sociaux : Linkedin FacebookTwitter – Google+  – Site

Source Video : France3 Montpellier

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Garder le contact avec les patients

Les progrès médicaux, l’évolution sociétale et les contraintes budgétaires conduisent à une demande croissante de prise en charge hors les murs de l’hôpital pour de nombreuses pathologies médicales et chirurgicales dans tous les pays européens. Cet éloignement des structures hospitalières ne doit pas être vécu par les patients comme un abandon pour des raisons budgétaires, ni par l’équipe médicale comme un renoncement à la qualité des soins et à la sécurité de la prise charge.

La plateforme AMBUCARE healthcare est issue de la conjonction de l’expertise de son équipe médicale et de la modélisation logicielle des processus métiers qui en résulte. Elle apporte une solution à l’externalisation des soins, l’éducation thérapeutique et la réhabilitation améliorée des patients, lors de pathologies aiguës ou chroniques dans un souci constant de qualité et de sécurité, quelle que soit la durée de surveillance.

AMBUCARE Healthcare Gardez le contact avec les patients

Son principe repose sur une application web permettant des échanges sécurisés via des formulaires, des échanges de documents texte ou multimédia, et des notifications par SMS et mails entre le patient et les équipes intra et extra-hospitalières tout en optimisant le rôle de chacun.

La plateforme AMBUCARE healthcare prend donc en charge tout un panel de pathologies avant et après l’étape thérapeutique comme la chirurgie ambulatoire, la réhabilitation précoce post-chirurgicale, l’oncologie ambulatoire et les maladies chroniques.

Pouvoir prendre connaissance :

  • des bénéfices et effets secondaires d’un nouveau traitement ou d’une modification de celui-ci,
  • de l’avancement de la réhabilitation d’un patient opéré d’une prothèse de genou via des échanges journaliers et la connaissance de son activité physique
  • de l’évolution d’une lésion cutanée par l’envoi régulier de photographies prises par l’infirmière,
  • de la glycémie d’un patient diabétique, par l’intermédiaire du patient ou d’un appareil connecté au web
  • de la symptomatologie d’un patient souffrant d’apnée du sommeil avant et après traitement,
  • des progrès de la rééducation par le kinésithérapeute d’un patient victime d’un AVC
  •  …

Ceux ne sont que quelques exemples des possibilités de suivis de la plateforme AMBUCARE.

Fort de ce savoir-faire, AMBUCARE healthcare a d’ores et déjà contribué en 5 mois au parcours de chirurgie ambulatoire de plus de 1 500 patients en région parisienne, pendant 2 à 10 jours en fonction de l’acte réalisé (de la coloscopie à la cholécystectomie coelioscopique en passant par la chirurgie orthopédique des membres). Le taux de participation active des patients est de 63 % et le taux de satisfaction de 93 %.

L’Agence Régionale de Santé Ile de France a retenu et financé ce projet en 2015.

Le parcours de réhabilitation précoce en chirurgie orthopédique est mis en place et les premiers patients opérés de prothèse totale de genou ou de hanche ont pu en bénéficier.

AMBUCARE healthcare sera déployé cet été dans l’est de  la France dans le même but, également avec l’aide de l’ARS et une étude de suivi et d’éducation thérapeutique chez l’enfant souffrant d’épilepsie sera initiée.

Un projet permettant la surveillance du parcours des patients depuis leur pré-habilitation chirurgicale jusqu’après leur sortie de l’hôpital, utilisant des appareils connectés de mesure des constantes physiologiques (pression artérielle, fréquence cardiaque, poids) ou fonctionnelles (activité physique, nombre de pas) ainsi qu’un réseau d’infirmières à domicile est à l’étude autour d’AMBUCARE healthcare.

Logo1TransparentAMBUCARE healthcare (FDP Systems), acteur de la e-santé, allie l’expertise médicale et la modélisation logicielle des processus métiers de son équipe de développement.

Forte de l’expérience de ses premiers déploiements, elle intègre, grâce à des solutions innovantes logicielles et matérielles connectées autour du patient, le parcours de celui-ci hors les murs de l’hôpital, quel que soit le contexte (chirurgical, maladies chroniques, éducation thérapeutique). 

Sources montage photo123RF.com et Ambucare ™

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